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Ce que les nazis ont fait aux prisonniers PAR LA SUITE est insupportable…

Le médecin occupait son poste depuis plus d’un an. Si vous souhaitez vous rendre au cabinet, sachez que certains cabinets doivent être équipés de matériel technique. Inutile de s’interroger sur l’éthique ; personne ne parlait d’humanité. La guerre a transformé la morale d’une manière qui touche au changement, de façon universelle et concrète. Et ces femmes, officiellement, étaient totalement invisibles. Il n’y avait ni registre d’admission, ni documentation, ni justificatifs de frais, seulement des numéros griffonnés à la hâte sur chaque cellule. Numéro 7, numéro 12, numéro 23. Les femmes étaient désignées par ces numéros. Un jour de 1944, alors que les troupes alliées traversaient le nord de la France, l’unité médicale de campagne fut évacuée d’urgence.

 

Les documents furent brûlés et le matériel médical disponible détruit. Les prisonniers survivants, brièvement au nombre de dix-sept, furent déportés vers une destination inconnue. Vulker disparut, emportant ses carnets. La vieille usine demeura là, silencieuse, vide, jamais dissimulée par autre chose que la poussière et les ombres. Pendant des décennies, personne ne signala l’existence de cet endroit.

 

Ni les habitants du coin, envoyés sur les lieux, ni les vétérans alliés, qui n’avaient jamais entendu parler du camp, ni les historiens, qui n’avaient trouvé aucun document, ne purent en savoir plus. L’histoire de ces femmes fut enterrée avec leurs corps. Elles étaient destinées à des travaux de rénovation, prévus pour transformer le site en parking, lorsque des ouvriers firent une découverte : un sous-sol scellé.

 

Parmi les restes et les ossements, des fragments de papier, des pages arrachées de journaux intimes, tachées d’humidité, mais aussi écrites en français, d’une voix tremblante. La première chose à faire fut de dire : « Enlevez vos vêtements et agenouillez-vous. » Mais qu’est-ce qui justifiait réellement cet ordre ? Que faisaient les soldats ? Pourquoi personne n’a-t-il été puni ? La vérité est encore plus brutale que nous ne pouvons l’imaginer, et elle sera bientôt révélée.

 

Ernst Fulker naquit à Dresde en 1911, fils de pharmaciens et de professeurs de piano. Issu d’une famille bourgeoise qui accordait une grande importance à l’éducation et à la discipline, il fut un élève exemplaire. En 1920, malade, il entreprit des études de médecine à l’Université de Berlin, où il se spécialisa en pathologie. Dès 1930, lors de l’arrivée au pouvoir du Parti national-socialiste, il en était déjà une figure de proue, publiant des articles sur les maladies infectieuses et la résistance persistante. Il ne fut jamais fanatique.

 

Il ne scandait pas de slogans et ne portait pas de croix gammées sous son uniforme, mais il croyait en l’efficacité et était convaincu que la science n’était pas entravée par le sentimentalisme. Au début de la guerre, Vulker fut admis dans le corps médical de Vertmarthe. Ni plus, ni moins.

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