Les petites inquiétudes qui s’invitent malgré soi
Lina a quatorze ans. Noah aussi. Je l’apprécie sincèrement : il est poli, souriant, respectueux et toujours prêt à aider. Chaque dimanche, ils se retrouvent quelques heures. Ils discutent, jouent, révisent.
Mais parfois, malgré la confiance que je m’efforce de leur accorder, mon imagination devient un véritable film intérieur. Et si j’étais trop détendue ? Et si quelque chose m’échappait ? Et si, par excès de confiance, je manquais un signe essentiel ?
Ce dimanche, ces « Et si ? » se sont enchaînés un peu trop vite.
Le couloir, la porte… et la tentation d’en savoir plus

Je me suis levée sans vraiment comprendre ce qui me poussait à avancer. Chaque pas dans le couloir amplifiait mes doutes. Était-ce de l’inquiétude ? De la curiosité ? Probablement un mélange des deux, typique des parents qui veulent bien faire mais craignent de mal agir.
Arrivée devant la porte, j’ai hésité. Puis, presque malgré moi, j’ai posé la main sur la poignée et j’ai doucement entrouvert.